En route pour Malacca, le melting pot

Nous avons quitté notre ile déserte pour nous rendre à Malacca. Taxi, bateau et bus ont été nos moyens de transport pour arriver dans cette ville historique située au sud de Kuala Lumpur.

Malacca c’est une petite ville. Envahie tour à tour par les Portugais, les Hollandais et les Britanniques, la ville a conservé ces empreintes étrangères, notamment au travers de son centre historique, et de l’église Saint Paul, plus vieille église de Malaisie et d’Asie du sud. Inscrite au Patrimoine Mondial de l’Unesco, on erre dans les ruelles du centre envahi de touristes, et on pense avoir fait le tour de Malacca et de ses vieux bâtiments.

Mais pour vraiment découvrir la ville, il faut se lever avant que le soleil ne se fasse trop remarquer, et partir du coté de Bukit China ou Chinese Hill. Grimper à travers les tombes du plus ancien cimetière chinois en dehors de la Chine, admirer la vue du haut de la colline et puis descendre sur le marché pour acheter des fruits inconnus au bataillon tel que le ramboutan, ou encore appelé le litchi chevelu (on se demande pourquoi!) et qui s’ouvre très facilement pour laisser apparaître un fruit laiteux et sucré ou encore le mangoustan extrêmement savoureux, ou fruit du dragon plus facile à éplucher qu’il n’y parait!

Puis, une fois que le soleil a calmé ses ardeurs, on profite de la fraîcheur de la fin d’après midi pour remonter la rivière qui traverse la ville, en profitant des jolies maisons peintes et du street art, sans toutefois se laisser tenter par les bars et auberges de jeunesse à la clientèle strictement européenne. La balade qui s’effectue en partie sur un petit ponton en bois est préservée de la frénésie touristique du centre et permet de profiter de la langueur de la fin de journée avant de repartir pour un nouveau bain de foule du coté de Jonker Street, le Chinatown de Malacca qui offre un marché typique tous les week ends du vendredi au dimanche soir.

Devant la porte de Chinatown s’entasse une armée de tuk-tuk customisés version kitsch : Mon Petit Poney, Pikatchu et Hello Kitty se tirent la bourre pour attirer les clients à grand renfort de musique et d’allures psychédéliques dès la nuit tombée. Une fois passées ces lucioles citadines, le show commence.

Accolés les uns aux autres, des stands divers et variés s’agglutinent de chaque côté de la rue, tandis qu’une gigantesque foule bigarrée, curieuse et affamée la traverse.

Au menu ? Jus de pastèque fraîchement pressées, œufs de cailles servis sur un bâtonnet, calamars frits, glace au durian, ce fruit à l’odeur forte et entêtante, produits ménagers révolutionnaires, tatouage au henné…

De grandes tables sont disposées pour permettre à tout un chacun de se poser pour déguster sa trouvaille, touristes et locaux mangeant au coude à coude.
 Une fois les estomacs rassasiés, on continue de flâner dans Junker Street, toujours plein de surprises : Un mariage, avec buffet se déroule dans la rue, ou encore sur une estrade, différents groupes d’adultes effectuent studieusement des chorégraphie, soutenus par une foule dont l’engouement n’est à redire. Des centaines d’adultes, dansant de manière plus ou moins synchronisée sur des rythmes asiatiques ou encore sur la Macarena….De quoi en rester baba!

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