Taman Negara nous voila

Après Malacca, nous avons mis le cap sur le Tama Negara avec un premier bus pour Kuantan, puis un second pour Jerantut avant de nous diriger avec un troisième le lendemain pour le Taman Negara.

Par national, fierté nationale, plus ancienne forêt tropicale de Malaisie, voire du monde (selon les sources), le Taman Negara est un incontournable.

Immense, abritant une foule d’animaux sauvages que vous avez très peu de chance d’observer mais qui donne un petit coté aventurier à votre expérience (léopards, ours, tapirs, tigres…), le Taman Negara offre l’opportunité de randonner non pas en forêt mais dans la jungle la vraie.

Première chose qui frappe c’est à quel point cette entité verte est vivante : ça bruisse, ça crisse, ça frémit et je ne parle même pas des oiseaux. Des feuilles tombent, des branches se cassent, des plantes oscillent doucement, des insectes alarment de notre présence ou chantent une sérénade, des colonies de fourmis se déplacent en ordre discipliné, faisant crépiter le sol de par leur nombre, des lézards en tout genre filent se mettre à couvert…

Rien n’est immobile, rien ne dort. C’est dérangeant, inattendu et impressionnant.

Durant notre séjour, on a eu l’occasion d’effectuer plusieurs balades pour ce familiariser avec le parc. Situé de l’autre coté de la rivière Pahang, il est immense et permet aussi bien des balades à la journée que des treks de plusieurs jours. Les chemins les plus courts s’effectuent sur un sentier constitué de planches en bois tandis que les autres rando se font sur des chemins de terre dans la jungle. On est évidemment loin des larges parcours de forêt, la jungle reprenant vite ses droits comme nous l’avons remarqué de par le nombre de toiles d’araignées qu’on a essuyé en étant les premiers sur la piste de Lata Berkoh qui mène a une petite cascade dans laquelle il est possible de faire trempette. Une piste donc, à travers la jungle, couverte de racines immenses et tentaculaires, de troncs d’arbres couchés en travers du chemin, d’arbres gigantesques, de lianes, et de nombreuses termites grouillant le long du chemin. C’est dense, touffu et quasiment impénétrable. A couvert, sous cet incroyable nuancier de vert, on évite le soleil un peu trop chaleureux, ce qui permet d’avancer à bonne allure malgré les obstacles.

Petites montées raides, et autres descentes abruptes jonchent la balade, une corde aidant pour ne pas glisser. On évite de s’agripper aux arbres au risque de se faire piquer et on fait gaffe où on met les pieds.

Pour observer la faune, mieux vaut se lever tôt et guetter d’un des postes d’observations qui jalonnent les balades. C’est de là qu’on a pu observer des chevrotains, une biche, des écureuils plus ou moins volants ainsi qu’un pivert. Les sangliers eux nous ont fait l’honneur de leur présence juste en contre bas du chemin et les éléphants n’ont laissé que des traces de leur passage.

Visiter le Taman Negara est sûrement une des experiences les plus éloignées de ce qu’on connait. Cette jungle, toujours en éveil, jamais lieu de repos, un insecte en remplaçant toujours un autre, du moustique assoiffé de sang, à l’abeille assoiffée de sueur…est certainement notre plus grand challenge jusque là. Un challenge qui a su trouver ses récompenses sous la forme de la glace après une journée à gambader, toujours alertes sous la canopée, et d’un repas succulent dans un petit boui-boui pas prétentieux à coté de notre hotel. Notre expérience à Singapour nous a permis cela : Savoir délaisser les restaurants au profit des petits boui-boui aux allures douteuses. Nourriture fraîche, thé glacé maison et toujours très sucré, mini prix…mais surtout l’installation d’une routine confortable lorsqu’on effectue un voyage sur la très longue durée et la création d’un lien avec les membres souvent d’une même famille qui tiennent ces fameux boui-bouis. Au Taman Negara, j’ai appris un peu plus à parler malais, j’ai pu échanger sur les études et l’emploi en Malaisie…en anglais évidemment!

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