Après notre séjour à Bornéo, je languissais de retourner sur le continent pour nos derniers jours malaisiens. On est donc passé par Kuala Lumpur, en coup de vent, la ville nous paraissait trop grande après Bornéo, et on est parti pour les Cameron Highlands passage obligé! “Découvertes” par l’anglais William Cameron, ces terres fertiles ont vite été utilisées comme plantations de thé, plus grande production de Malaisie, mais servent également à la production de nombreux fruits et légumes de par son climat propice a la culture maraîchère.
L’arrivée en bus se fait de par une route sinueuse et toute en circonvolutions, qui soudainement laisse entrevoir des champs de thé, c’est à dire des petits arbustes verts impeccablement alignés aussi loin que le regard porte.
La première impression est celle d’une station de ski en plein été. Des bâtiments hauts de plusieurs étages abritant trois chambres avec salle de bains et cuisine. Des appartements familiaux reconvertis en auberge de jeunesse. Outre le style architecturale, Cameron highland bénéficie d’un climat beaucoup plus frais que le reste de la Malaisie (autour de 20°C) ce qui a été l’équivalent d’un choc thermique après deux mois à 35°C…

C’est un endroit un peu particulier de Malaisie, où l’on cultive en plus du thé, des fraises, la grande attraction étant d’aller cueillir ses propres fraises ou de visiter le musée de la lavande!…On aperçoit également des sapins, une nouveauté pour nous en Malaisie. Mais hormis ces étrangetés, c’est un bel endroit et les champs de thé valent le détour, tout comme une petite dégustation.

Outre le thé, la jungle est proche et abrite une rareté : la Rafflesia considérée comme la plus grande fleur au monde (même si elle est de la famille des champignons). On la traquait depuis Bornéo mais la belle est difficile à atteindre. Elle met un an à fleurir, et cela ne dure qu’une journée. Tout est une question de timing. Autant dire qu’on s’est trouvé extrêmement chanceux de pouvoir la voir fleurir, alors qu’à Bornéo elles n’étaient pas encore écloses.
