Trois mois chez les Aussies

Nous avons abandonné l’Asie pour un retour vers l’occident entre l’océan Indien et l’océan Pacific. Direction la cote ouest , ou plus exactement Perth la capitale de la Western Australia et capitale la plus isolée de la planète. Tout un programme.

On a donc passé trois mois dans cet état de l’est, majoritairement à Perth mais avec des virées dans les alentours, notamment dans le sud le long de la fameuse Margaret River, connue pour ses vignes. De là nous avons poussé jusqu’à la Blackwood River jusqu’à un camping où les kangourous sont apprivoisés et mangent au creux de nos mains et les dauphins remontent le fleuve sous l’œil vigilant des pélicans. Ça a été une de nos seules virées à travers l’ouest sauvage, on est ici pour bosser et renflouer les caisses pour la suite du voyage.

Durant trois mois nous avons été logé chez la petite famille de la soeur de Cameron, Roxanne, son conjoint Sam et le petit Ethan connu sous le surnom de Plumpy (on verra plus tard pour les désastres psychologique sur un enfant appelé Dodu durant les premiers mois de sa vie). Nous nous sommes vite habitués à cette vie à l’autre bout de la planète, aux Australiens extrêmement relax, à leur accent à couper au couteau et leurs étranges abréviations : Rou pour Kangourou, Ta pour thank you (celui là impossible de m’y faire, être trop paresseux pour dire thank you ou thanks…incompréhensible) ou encore BYO pour bring your own (pour les restaurants ne servant pas d’alcool mais autorisant les gens à apporter le leur).

Perth c’est un drôle de contraste après l’Asie, c’est l’Europe sans être l’Europe, les USA sans être les USA c’est un drôle de mélange de ville toute neuve, avec ces grandes allées, et sa densité quasi inexistence, même durant le rush de fin d’année : En comparaison la France compte 66,99 millions de personne alors que l’Australie n’en compte que 24,6 millions pour un pays qui fait la taille de l’Europe.

Cette modernité, (elle doit parfois apporter de la nostalgie, on trouve à Perth la London Court une ruelle aux faux airs de village anglais! complètement anachronique et inattendu!) est contrebalancé par la réalité de ce pays aux grands espaces inhabité. L’Australie reste un pays avec une biodiversité très importante et recense bon nombre d’espèces uniques au monde et ce malgré une politique environnementale désastreuse (n’oublions pas que l’Australie est le pays des mineurs, qu’une bonne partie de la population travaille dans ce domaine et que le premier ministre voue un culte particulier au charbon et est un climato-sceptique de premier ordre).

Ainsi pélicans, cacaotés, perroquets, ibis se partagent la ville, les requins et méduses boites les océans (des alarmes sont prévus si un requin est repéré prés des cotes et des hélicoptères effectuent des patrouilles) et la fameuse red back spider, connue pour sa morsure (extrêmement douloureuse voire mortelle pour les enfants ou personnes âgées) vit à proximité des maisons. On en a repéré quatre durant notre séjour, deux dans la maison, deux dans le jardin!

On a aussi découvert les fameux quokkas, stars de l’île de Rottnest, sorte de marsupial nocturne qu’on trouve à travers toute l’île et qui accueillent les touristes avec curiosité.

C’est sûrement une des beauté de l’Australie cette proximité avec la nature et la diversité qui l’habite. On a beaucoup aimé ces trois mois a Perth, cette possibilité de s’amarrer à un endroit et reprendre une routine avec des proches. Nous avons ainsi travaillé durant notre séjour. J’ai ainsi bossé comme serveuse assigné au room service, travaillant au sein d’une équipe comprenant Belge, Anglais, Indien, Allemande… J’y ai ainsi rencontré Somina népalaise qui s’occupait de la plonge pour subventionner ses études, Rebecca anglaise parti en voyage et tombée amoureuse d’un Australien d’origine syrienne, et Noel une Kényane qui travaille et étudie à Perth.

Le départ qui n’est un au revoir pour les amis c’est effectué dans la joie, mais il était teinté d’amertume concernant Rox, Sam et Ethan qui ne seront pas là à notre retour, leur visa de résident leur ayant finalement refusé par leur employeur.

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