Retrouvailles vietnamiennes

On a passé deux semaines à sillonner le Vietnam, apprenant les rudiments d’une langue complètement étrangère, la langue a neuf tons différents et si merci se dit “cam on”, on a surement prononcé l’équivalent d’une insulte parce que notre intonation nous a fait défaut! (Véridique!)

Les deux semaines sont passées vites, pleines de belles rencontres, de paysages surprenants et de challenges gustatifs détonnants. Nous voici de retour à Hanoi pour retrouver Cameron avant la prochaine étape de notre voyage.

Cette fois-ci direction la fameuse baie d’Halong, avec ces immenses rochers escarpés érigés au milieu de l’océan. On a embarqué sur un bateau pour 24 heures afin de sillonner cette baie à nulle autre pareil.

Le bateau ne contient que 7 passagers, nous offre la possibilité de découvrir comment on sert le thé au Vietnam, la réponse est amer, et de plonger avec des canoés dans le golf de Tonkin. C’est un moment hors du temps, sur ce bateau aux boiseries apparentes, et à la décoration travaillée.

On navigue au milieu de ces immenses roches recouvertes de végétation, qui semble tellement serrées quand on les aperçoit qu’on croirait qu’il s’agit de la terre ferme. Mais non, pas de possibilité de s’amarrer, les flancs sont écharpés, creusés par le vent et l’eau laisse parfois apparaître des grottes sombres qui semblent creuser des tunnels à travers la pierre. La légende raconte qu’un dragon est descendu du ciel et qu’avec sa queue il a façonné le paysage donnant naissance à ce paysage de roques immenses aux parois trop escarpées pour y accoster.

On a passé la nuit sur le bateau, avant de revenir sur la terre ferme et à la réalité, c’est à dire la prochaine et dernière étape de notre voyage avant que nos chemins se séparent.

De la baie d’Halong, nous avons pris un bus couché, pour nous aventurer vers le nord, pas loin de la frontière avec la Chine. Sapa est connue pour ses rizières en terrasse, son brouillard à couper au couteau, du moins c’est le souvenir qu’on en gardera, et son marché local où l’on trouve de tout : des tas de racines dont on ne connait même pas le nom, des poissons de toutes sortes, des larves, et du chien découpé et prêt à cuisiner.

La particularité de Sapa, c’est également sa proximité avec plusieurs ethnies qui peuplent encore le Vietnam. Elles sont encore au nombre de 54 dans le pays, la plus connue étant celle des Hmongs qui elle même se subdivise en différentes sous ethnies : les Hmongs noires dont les habits sont noires et les Hmongs, rouges… Certaines ethnies vivent dans les environs de Sapa, et proposent aux touristes une balade dans les environs, ou bien de leur acheter des bijoux ou des petites pochettes cousues.

C’est comme ça qu’on a rencontré Vang notre guide, avec qui nous sommes allés randonner pendant 5 heures. Très bonne marcheuse, elle nous a guidé a travers forêts, montagnes et rizières jusqu’à son village puis nous sommes rentrés en bus. C’était une belle expérience qui nous a permis d’échanger sur nos modes de vie : chez les Hmongs lorsque la femme se marie elle va vivre chez sa belle famille, et la dot est transmise par l’homme a la famille de la femme. La naissance d’un garçon est donc une bénédiction puisqu’il restera avec ses parents et pourra s’occuper d’eux à leur vieillesse.

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