Apres notre petite escapade a Yogyakarta, Emma et moi avons quitté Cameron pour filer de notre coté voir Bromo le fameux volcan Indonésien. Un trajet long qui a commencé en Grab (Uber indonésien), s’est poursuivi en train jusqu’à Probolingo, puis en bus jusqu’à la gare routière, puis en shuttle pour arriver jusqu’à l’hotel qui devait nous héberger pour notre demi-nuit, car Bromo vaut d’être vu au soleil levant.
Nous sommes parties un peu bille en tête, pensant glaner les informations au fur et à mesure de nos pérégrinations. Grossière erreur. L’Indonésie n’est pas la Malaisie et si nous avons pu savoir que de la gare il fallait se rendre a la gare routière pour chopper un shuttle pour grimper jusqu’à notre hotel c’est uniquement grace aux blogs de voyageurs remplis d’informations utiles voire vitales pour réussir a s’organiser au moins à minima.
Notre voyage en Indonésie a pour moi véritablement commencé ici. Après la Malaisie ou les prix sont indiquées, ou des tableaux explicatifs dirigent et expliquent pédagogiquement aux voyageurs, l’Indonésie est apparue comme un gros foutoir et nous, les poules à plumer. L’Indonésie est pauvre, la Malaisie leur Amérique, nous les occidentaux jalousés, enviés, pour notre facilité a dépenser nos roupies comme des petits pains (300 000 roupies valent environ 20 euros, soit notre budget par personne par jour qu’il nous arrive de dépasser mais qui est largement tenable et peut être réduit.)
Hormis le train et le Grab tous nos trajets ont du être négociés. Négociations obligées, palabres compliquées entre cette volonté de gonfler les prix d’un coté et cette volonté de ne pas non plus être trop violemment pigeonné.
Evidemment notre hotel a Bromo était pourri, je dis évidemment car Bromo, destination touristique par excellence, propose des prix élevés pour des chambres de piètres qualité, le pire étant pour ceux logeant dans le village de Cemero Lawang au pied du Bromo. Notre logement un peu en retrait, et donc plus cher car nécessitant un autre transport pour accéder au village n’était pas glorieux non plus et ne disposait pas d’eau chaude (ce qui ne serait pas un problème en soit après deux mois sans mais en montagne il fait froid et une douche froide a du mal a être envisagée.)

Bref cette épopée a commencée sur les chapeaux de roues. On s’est réveillée le lendemain, à 2h20 du matin pour être emmené à 2h30 au village de Cemero Lawang ou on a pu commencer notre ascension armée de biscuits, d’une lampe de poche et de converses pour Emma. La montée en soi grimpe pas mal (surtout avec le manque de sommeil et au beau milieu de la nuit), mais le plus difficile est la poussière qui vole partout et qui ajoutée à l’asthme et la toux chopée avec la pollution n’a pas arrangé ma grimpette.

Evidemment le levée de soleil sur le Bromo vaut ces petites difficultés. La vue est sublime et même si on est quelques uns il y a suffisamment de place pour permettre à tout le monde d’admirer la vue tout en prenant des selfies triomphants….Sauf pour moi qui entre deux arrêts quinte de toux et recherche de mouchoirs ai oublié mon appareil photo sur un banc durant la montée…Le drame…

En redescendant, on a demandé sans grand espoir, a des vendeurs à la sauvette, et des guides proposant la montée à cheval s’ils avaient aperçu mon appareil photo…Et chance inouï quelqu’un l’avait vu et son ami l’avait récupéré! Après une tentative infructueuse d’échange de téléphone, Ali nous a proposé de partir à la rencontre de son ami, lui a cheval nous à pied suivant derriere. J’ai ainsi pu récupérer mon appareil photo, avec quelques photos prises par Ali en prime, et nous avons même été ramené en moto (à trois sur la moto chauffeur compris) à l’entrée du parc. Bromo n’aurait pas été Bromo sans cette belle histoire.
Au final, on gardera un excellent souvenir du Bromo, même si on se demandera si finalement on se se serait pas simplifié la vie en prenant un tour organisé tout compris…
Coucou !
Moi je dis que vous avez bien fait de faire comme ça et surtout d’aller voir le lever de soleil à pied. Le point de vue des jeeps est vraiment blindé de monde, d’après les photos qu’on en a vu.
Après, le “bon plan” d’y aller à pied est quand même de plus en plus connu, donc on est de moins en moins seul au point de vue “pédestre”, forcément.
Je me souviens que j’avais aussi passé beaucoup de temps sur les blogs de voyage pour préparer notre visite du Bromo…
Continuez à vous régaler et à nous faire partager vos aventures ! Gros bisous !!
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