De Bromo nous sommes descendu jusqu’à Banyuwangi pour prendre le bateau jusqu’à Bali ou nous allons passer la nuit avant de nous envoler pour Lombok.

Apres notre arrivée à Gilimanuk sur Bali, et moults négociations, nous avons embarqué dans un mini bus pour nous rendre à Kuta. Pour l’histoire, il y a deux bus de disponibles, un grand bus rapide, et un petit plus lent. On voulait prendre le plus grand, évidemment, mais les rabatteurs qui savent y faire, nous ont dirigé vers le plus petit, ne nous donnant aucune indication, et attendant que le grand bus soit parti pour nous dire qu’on venait de le louper! Bref on s’est fait avoir comme des bleues, mais avons du coup négocié sec le prix de notre transport.
La route de Gilimanuk à Kuta est sublime, et rien que pour cela, ça valait le coup. De très beaux temples, et rizières agrémentent le parcours, et la on comprend soudainement ce qui fait la popularité de cette île.
Kuta,par opposition n’a rien d’extraordinaire. Villégiature des Australiens, elle est surfaite et sans intérêt mais proche de l’aéroport d’où nous nous sommes envolé pour Lombok, direction Kuta.
Lombok n’est pas Bali. De Kuta Bali a Kuta Lombok il y a un océan. Les images qui me viennent a l’esprit quand je pense à Lombok sont ces échafauds de construction en bambou, et ces motos aux chargements improbables : Un homme tenant à la main une cage à oiseau avec son canari tout en conduisant, un passager tenant sur ses jambes un énorme plastique rempli d’eau et de poissons, un autre avec des poulets à la main…sans parler des familles entières s’entassant sur ces motos, un gamin entre chaque parent et le plus petit debout à l’avant ou ces femmes assises en amazone derrière le conducteur.
Kuta situé au sud de Lombok est tout en transition avec ces bars et clubs pour touristes échevelés et surfeurs du dimanche et son marché local ou le tabac à rouler s’étale sur de grands draps blancs, au milieu des fruits et vêtements. Les routes que l’on parcourt à scooter pour se rendre aux plage sont souvent faites de terre battue, et il n’est pas rare de voir traverser poulets, buffles énormes aux longues cornes, vaches aux yeux debiches ou chien semi-errants pas méchants. Aridité et pauvreté décrivent assez bien le sud de Lombok. Rien à voir avec l’Indonésie que nous avons vu jusqu’à présent. Le choc des cultures est présent, surtout quand les locaux sont confrontés à la nouvelle mode des micros maillots occidentaux qui font rires les enfants, étonnés de ces paires de fesses qui s’affichent sans scrupule. Les touristes sont encore ici une distraction et des foules d’enfants viennent nous saluer lorsqu’on passe à scooter.

Kuta Lombok est connue pour ces plages magnifiques et encore sauvages tels Tanjing Aan ou Selong Belanak la plage des surfeurs.

Tanjung Aan beach, cette immense plage de sable déserte a été ma préférée. Emma et moi y avons passé l’après midi avec une bande de gamins que les parents surveillaient de loin en loin étonnés surement de voir ces deux grandes gigues passer leur après midi à courir après les mômes et construire des chateaux de sable.

Juste au dessus de la plage, se trouve une colline de laquelle le coucher de soleil est sublime et où touristes et locaux se retrouvent pour l’admirer.