Le jour où j’ai mangé des cerisiers en fleurs

Ça y est on a encore changé de pays…Un peu plus rapidement que prévu et sans vraiment s’y être préparé on vient d’effectuer un changement a 180 degrés. De Hanoï, nous voici à Tokyo.

Autant entrer dans une autre dimension, ça serait plus facile. On est de retour dans le G7. Ici pas de klaxons intempestif, pas de circulation aux règles délirantes, et surtout pas de désordre. Tout est organisé et régulé à l’excès.

Pas de démesure, pas de débordement, bienvenu au Japon.
Au feu rouge, on attend patiemment, dans le métro on évite d’écouter la musique trop forte dans ses écouteurs pour ne pas déranger ses voisins, et le téléphone est rarement utilisé dans les lieux publics. Il n’y a que les Anglais pour faire la queue de manière aussi efficace que les Japonais.

Mais à coté de cette société hyper structurée, où l’on ne fait pas un pet de travers, se trouve un univers étrange peuplé de mangas (du plus innocent au plus trash), de boutiques de jeux vidéos qui fleurissent un peu partout, et de jeunes femmes habillées en soubrettes des années 50 qui racolent les hommes dans la rue pour leur offrir une expérience des plus extravagante : Dans un restaurant, ces jeunes femmes continueront le jeu de rôle de la servante, appelant les clients Maîtres, et se pressant de satisfaire leurs désirs au moindre coup de clochette. Simples serveuses, elles se contentent d’exacerber les fantasmes des clients sans pour autant les assouvir.

On a mis le pied dans un pays aux antipodes de ce qu’on connait et on essaye tant bien que mal de se plier à ses coutumes et ses traditions :

La baignoire sert de bain chaud mais on ne s’y douche pas et on y rentre propre, une fois lavé à même le sol de la salle de bain, pour laisser l’eau claire au suivant,

On déguste des Daifuku, ces desserts rond et gros comme la paume de la main, constitué de pâte de riz, et fourré au gout fleur de cerisiers ou haricots rouge ou on attrape un Taiyaki, une gaufres en forme de daurade porte bonheur fourrée

On célèbre les cerisiers en fleurs a l’aide de nombreuses photos et selfie et puis on pique nique dessous.

Et on mange nos ramens en faisant autant de bruit que possibles et en abonnant tout espoir de porter des tee shirts blancs.

Les cerisiers en fleurs durent deux semaines au Japon, j’espère que mon émerveillement face à ce pays durera lui plus longtemps.

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