1996 : Année noire au Japon : 32 personnes étouffées par un mochi…


La gastronomie au Japon est souvent élevée au rend d’art. Elle n’a peut-être pas la renommée de la gastronomie française mais elle a une subtilité et une délicatesse qui lui sont propres.

Toujours bien présentée, car pour les japonais l’emballage est aussi important que ce qui se trouve l’intérieur, on peut facilement se régaler avec les plats tout fait des supermarchés, souvent cuisinés sur place et le jour même. Le bon plan étant d’arriver assez tard pour les avoir  à moitie prix!

Sinon l’incontournable est de tester une de ces fameuses bento, souvent disponibles dans les gares ou les stations de métro.

Extrêmement variée, la cuisine japonaise est loin de se résumer aux excellents sushis et sashimis. Et surtout, elle est abordable!

On peut manger copieusement pour moins de 10 euros le midi, le plus souvent d’une soupe, de nouilles ou des deux à la fois. Gochishou sama deshita est la phrase avec laquelle on remercie normalement à la fin d’un repas et qui signifie : C’était bon et copieux!

Ainsi, à Tokyo, les restaurants de ramens, ces soupes à base de nouilles fraîches qui constituent souvent la “confort food” japonaise, se livrent une compétition féroce afin d’atteindre le titre de meilleur restaurant de ramens, chacun gardant jalousement le secret de son plat.

Délicieuse et pas cher, elle varie en fonction ce avec quoi est fait le bouillon : poulet, porc, poisson et des aliments ajoutés un à un sans être mélangés donnant ainsi à la soupe un goût différent au fur et à mesure qu’on la boit. Et là, aucun complexe, on l’avale avec sa cuillère tandis qu’on choppe les ramens avec ses baguettes tout en faisant des grands slurps! La soupe de nouilles est le seul plat que l’on peut manger bruyamment et ce pour deux raisons :

  • ça refroidit la soupe.
  • on sent mieux les saveurs, selon les puristes.

On peut même recevoir un petit tablier pour pas trop se cradosser lorsqu’on avale ses ramens parce que oui on s’en fout partout que l’on soit japonais ou étranger!

Les nouilles donc, il en existe plusieurs variétés qui se dégustent différemment, sinon ce ne serait pas drôle!

On a ainsi parlé des ramens mais il en existe une variation qui est les suckamen, des ramen froides que l’on trempe dans la soupe ou la sauce chaude, et qui sont un véritable délice.

Les nouilles soba quand à elles, sont constitués de farine de sarrasin, et se mangent en soupe ou froides à tremper dans la sauce.

Quand aux nouilles udon ce sont des nouilles de blé, grosses et blanches, mangées en bouillon ou sautées avec champignons, carottes, choux et sauce soja .

Et comment parler de la gastronomie japonaise sans mentionner le riz ? Commun à toute l’Asie, le riz japonais diffère de celui  qu’on trouve en Chine, en Thaïlande ou même en Camargue (mais on s’en serait douté)! Collant, ou normal il est composé de petites graines courtes, ressemblant un peu au riz du risotto. On l’utilise aussi bien comme ingrédient principal du repas que pour confectionner les desserts comme les moshi composés de riz gluant ou encore dans le thé ! Souvent sucré et vinaigré comme celui utilisé pour faire les sushis, il est plein d’arômes. La cuisine japonaise n’est jamais fade.

Le curry japonais est un de ces plats à base de riz que l’on trouve partout au Japon et qui, un peu comme les ramens, est en compétition entre les différents restaurants. Loin de l’idée qu’on se fait d’un curry ce plat s’apparente plutôt a un gros ragoût de porc (ou bœuf ou poulet selon les goûts) avec une sauce brune épaisse avec pommes de terre, carottes et oignons. Le plat est servi le riz d’un coté et la viande en sauce de l’autre. Ce plat est considéré comme l’un des fameux plats nationaux au coté des ramens!

Riz et nouilles sont ainsi loin d’être incompatibles et se retrouve souvent ensemble durant le repas, chacun son bol, le tout agrémenté de tempura, ces fameuses fritures de crevettes ou de légumes, ou de feuilles de shiso.

Mais ce qui est le plus surprenant à mon sens, ce sont les saveurs étonnantes qui habitent les aliments. Plusieurs fois durant notre séjour au Japon, on a mangé sans trop savoir ce qu’on avalait. Et bien le gout des aliments n’était jamais celui auquel je m’attendais : ce que je pensais amer se trouvait être doux et ce que je pensais salé était sucré.

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