Perdues sur la route des îles

A Lombok, comme dans la majorité de l’Indonésie, le scooter est le moyen de transport par excellence, on trouve même des Ojek, des taxis scooters prêts à vous emmener n’importe où même avec vos trente six sac à dos. Essayer de mettre des locaux, dans un mini bus sur une route indonésienne pleine de virages et vous courez droit à la catastrophe, l’habitacle se transformant soudainement en un endroit nauséabond.

Avec Emma, nous sommes donc parties à la découverte du sud de Lombok, avec pour objectif Gili Gede, petite île au sud ouest de Lombok (Gili veut dire île en indonésien). La conduite indonésienne se fait a gauche, les scooters doublent comme bon leur semble, et le klaxon est utilisé non pas comme un outil de défoulement intempestif mais comme une façon de prévenir qu’on dépasse, autant dire que cela peut être une joyeuse cacophonie.

Ici, pas de station service, des échoppes au bord des routes vendent de l’essence au litre dans des bouteilles en verres ou en plastique, jaune pour la moins cher, bleue pour la plus cher, et ça fait l’affaire.

Gili Gede donc est une petite île superbe, à laquelle on accede grace à de petits bateaux de pêcheurs à moteur. Elle ressemble a une île déserte pour “riches” occidentaux (les bungalows sont autours de 60 euros la nuit quand on dort pour 10 euros sur Kuta), et se fondent agréablement dans le paysage.

C’est très beau, la mer est translucide et la vue superbe. On y passe un excellent moment et décidons pour le retour de longer la cote, sur les conseils du couple chez qui nous avons déjeuné.

Notre retour a été épique…On comptait rentrer avant la nuit tombée, la nuit dans hémisphère sud tombe d’un coup et tôt : à 18h il fait nuit noire et les routes indonésiennes n’ont pas l’éclairage public, loin s’en faut.

Celle qui longe la cote est à couper le souffle, mais tout en virages et pentes, ce qui est par moment impressionnant et pas très rassurant lorsqu’on est à deux sur un scooter loué et un peu capricieux au démarrage…

Evidemment le GPS galère à nous localiser et encore plus a évaluer les distances…ce qui était censé prendre deux heures en a pris quatre et autant dire qu’on n’est pas rentré avant la nuit.

Apres un énième detour, deux téléphones à la batterie presque morte, et un GPS qui n’en fait qu’à sa tete, nous voila à prendre un chemin terreux et a nous retrouver coincées au milieu de nulle part entre quelques maisons dont nous venons malencontreusement de réveiller les habitants ou du moins de les déranger.

Déconfites et un peu génées, nous essayons tant bien que mal de nous excuser et expliquer qu’on est completement paumée!

Peu importe, enfourchant un scooter, les habitants d’une des maisons nous remettent sur la bonne route, nous raccompagnant une partie du chemin.

2 Comments Add yours

  1. mezzarobert's avatar mezzarobert says:

    Coucou !
    Toujours cool de suivre vos aventures !
    Je fais faire ma meuf pointilleuse et relou : c’est pas parce que vous êtes dans l’hémisphère sud que la nuit tombe tôt et d’un coup, c’est parce que vous êtes près de l’équateur 😉
    Gros bisous et continuez à nous faire rêver !

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    1. mezzarobert's avatar mezzarobert says:

      J’avais bien mis mon prénom mais, sous prétexte que j’indique mon mail, c’est associé à mon compte WordPress et ça écrit “mezzarobert” à la place…
      Myriam, donc 😉

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